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PROTÉGER

Le parc marin protège des écosystèmes exceptionnels où plus de 1600 espèces animales et végétales ont été observées. On y retrouve des espèces en péril telles que le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu. Découvrez comment le parc protège la biodiversité.

ESPÈCES EN PÉRIL

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Garrot d’Islande

Pendant l’automne et l’hiver, près du tiers de la population de l’est de l’Amérique du Nord fréquente les baies rocheuses et peu profondes de l’estuaire du Saint-Laurent.

Leur comportement grégaire pourrait leur nuire en cas de catastrophe tel un déversement pétrolier. L’exploitation forestière met également en péril leur aire de reproduction car ces canards nichent dans les arbres.

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Morue franche (population sud-laurentienne)

Au cours des 30 dernières années, la population de morues franches a connu un déclin de 90 %. La pêche, même hautement contrôlée, les changements dans l’habitat et le cycle vital des poissons de même que la prédation exercent de la pression sur les stocks de morue. Les taux élevés de mortalité naturelle prématurée semblent toutefois être la pression principale. Les données récoltées par Pêches et Océans Canada suggèrent la présence de plusieurs cohortes dans le Saguenay, d’où l’ouverture de la pêche récréative limitée à cet endroit du parc.

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Loup atlantique

Ce poisson est un prédateur des fonds marins. Même s’il n’est pas pêché de façon commerciale, on remarque un déclin dans la population. On soupçonne que les prises accidentelles dans les filets et la pêche de fond freinent le rétablissement du loup atlantique.

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Rorqual bleu

Le rorqual bleu fréquente tous les océans du monde. La chasse, la pollution, les collisions avec des navires et la prise accidentelle dans des engins de pêche ont fait du plus grand animal de tous les temps, une espèce en péril. La population de l’Atlantique Nord qui fréquente le Saint-Laurent ne compte que 250 à 300 baleines. Malgré l’interdiction de la chasse depuis 1955, la population ne semble pas se rétablir.

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Rorqual commun

Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine, après le rorqual bleu. Il a vu sa population s’effondrer de façon dramatique jusqu’à ce que la chasse en soit interdite en 1972. Le rorqual commun est exposé aux mêmes menaces que les autres baleines, comme le dérangement, les collisions et la pollution.

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Béluga du Saint-Laurent

Blanc comme neige, le béluga est la baleine la plus facile à reconnaître! Même s’il est interdit de le chasser depuis 1979, la population ne semble pas se rétablir; on l’estime aujourd’hui à 889 individus. Vivant à l’année dans le fleuve, les bélugas sont exposés aux polluants et au dérangement par les embarcations de plaisance et le trafic maritime. Afin de minimiser le dérangement, il est obligatoire de garder une distance minimale de 400 mètres de tout béluga et il est interdit de s’arrêter dans un rayon d’environ 1km d’un béluga.

LE BÉLUGA DU ST-LAURENT

Le béluga est grisâtre au stade juvénile et blanc à l’âge adulte. Adulte, il mesure entre 3 et 5 mètres. Il réside à l’année dans le Saint-Laurent et le parc marin comprend plusieurs endroits où les femelles donnent naissance à leurs petits et en prennent soin.

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Le béluga a un régime alimentaire varié, se nourrissant de poissons et d’invertébrés. Les femelles gestantes et celles qui allaitent leurs petits doivent combler d’importants besoins énergétiques. La protection de leurs habitats favoris et de leur nourriture est essentielle pour le rétablissement de cette population.

Autrefois, les bélugas étaient abondants dans les eaux du Saint-Laurent. On en comptait entre 7 800 et 10 000 à la fin du 19e siècle. Malheureusement, la chasse commerciale intensive au début du 20e siècle a bien failli les faire disparaître. Malgré l’interdiction de la chasse, on estime qu’ils sont en déclin. La population est estimée à 889 individus.

« La région du parc marin est probablement le seul endroit au monde où béluga et rorqual bleu se rencontrent »

La nécessité de protéger le béluga et une grande partie de son habitat estival a favorisé la création du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent en 1998. Elle a aussi mené à la réalisation de plusieurs actions de protection, de recherche et de sensibilisation. De nombreux gouvernements, institutions et organismes contribuent aux efforts de protection.

LA RECHERCHE

Pour bien protéger, il faut bien connaître. C’est pourquoi la recherche scientifique est un outil indispensable à la protection de la biodiversité. Elle nous permet de mesurer l’efficacité de la protection et nous aide à atténuer les impacts de nos activités sur le milieu marin.

« Ils sont sortis de la baie; tournent, « splashent », crachent de l’eau; ils sont serrés, on dirait qu’ils chassent. »

Extraits des carnets de terrain d’une
observatrice des bélugas du parc marin – été 2015.

LES BÉLUGAS SOUS OBSERVATION

En collaboration avec Parcs Québec, l’équipe de Parcs Canada étudie les bélugas dans 2 secteurs précis du parc marin : l’embouchure du Saguenay et la baie Sainte-Marguerite. Ils sont fréquentés chaque été par des troupeaux d’adultes et de baleineaux. Les connaissances acquises et le précieux appui de la population locale nous aideront à mieux protéger ces magnifiques mammifères marins.

ÉTUDIER LES PLUS PETITS POUR COMPRENDRE LES GÉANTS

À bord du bateau L’Alliance, les scientifiques de l’équipe de Parcs Canada sillonnent le parc marin pour étudier ce qui est au menu des baleines, des phoques et des oiseaux. Avec un équipement spécialisé, ils détectent le krill et les poissons sous la surface de l’eau. La protection du milieu de vie des baleines en péril comme le béluga et le rorqual bleu nécessite une bonne compréhension de la nourriture disponible pour ces géants fragiles. Les premiers résultats de cette étude ont contribué à identifier les aires d’alimentation les plus utilisées par les rorquals.

SCIENCE ET INDUSTRIE:
COLLABORER POUR ÉTABLIR DES PRATIQUES EXEMPLAIRES

Grâce aux informations recueillies par les équipes de recherche, l’industrie du transport maritime a accepté de collaborer en réduisant la vitesse des navires dans les principales aires d’alimentation afin de réduire les risques de collisions avec les baleines.

À l’initiative de Parcs Canada et de Pêches et Océans Canada, un groupe de travail a conçu des mesures concrètes de protection pour les baleines. Les pilotes des navires marchands et des paquebots sont invités à adapter leur navigation dans les secteurs fréquentés par les baleines. Ils accordent une attention particulière à la présence des animaux, ralentissent dans les aires d’alimentation et évitent de naviguer dans le secteur le plus fréquenté par les rorquals bleus.

Pour plus d’information sur les projets de recherche sur les mammifères marins du Saint-Laurent : http://baleinesendirect.org/lexploration-scientifique/projets-de-recherche/

Le Règlement sur les activités en mer

dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

Le Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent encadre les activités qui se déroulent dans l’aire marine protégée telles les excursions en mer, le kayak de mer, la navigation de plaisance et la plongée sous-marine. Ce règlement prescrit, entre autres, les comportements à adopter, les distances et vitesses à respecter en présence de mammifères marins. Le Règlement compte parmi les principaux moyens mis en place afin de faire du parc marin l’un des meilleurs endroits au monde pour l’observation des mammifères marins tout en favorisant des expériences de visites enrichissantes et la protection du milieu marin.

Ce règlement est un exemple unique au Canada pour assurer la protection des mammifères marins. Il a été développé en collaboration avec les instances gouvernementales, la population et les intervenants des secteurs économique, social et environnemental. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une révision, effective depuis janvier 2017, afin de s’assurer qu’il demeure un outil de conservation efficace. Pour plus d’information sur les modifications apportées au Règlement, consultez la Gazette du Canada. Veuillez noter que le texte du Règlement a préséance sur les informations décrites sur cette page.

Pour plus de détails sur le Règlement, téléchargez le dépliant explicatif. Pour consulter le Règlement : http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2002-76/.

Veuillez noter que si vous vous déplacez avec votre embarcation dans les limites du parc marin, vous avez la responsabilité de connaître et  de respecter le Règlement.

Consultez la section suivante pour connaître les dispositions légales qui s’appliquent à certaines des situations les plus courantes dans les limites du parc marin :

EN PRÉSENCE DE BÉLUGAS OU DE RORQUALS BLEUS

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Aucune approche permise

Maintenir une distance de 400m en tout temps

Si une baleine surgit soudainement à moins de 400m : Réduire votre vitesse et s’éloigner à au moins 400m

Interdiction de s’arrêter à moins de ½ mille marin de bélugas : Garder un cap et naviguer à une vitesse constante entre 5 et 10 nœuds (si possible)

Éviter les changements de vitesse ou de direction brusques et à répétition

EN DÉPLACEMENT
DANS LE PARC

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En présence de mammifères marins, on réduit la vitesse, comme en présence de brouillard

Près d’un site d’observation, on réduit la vitesse à 10 nœuds dans un rayon de ½ mille marin de chaque bateau

Dans l’embouchure du Saguenay (voir carte), la vitesse maximale permise est de 15 nœuds

Si une baleine (sauf béluga et rorqual bleu) surgit près de votre embarcation, mettre le moteur au point mort et attendre qu’elle soit à au moins 200m ou qu’elle ait plongé avant de naviguer à nouveau

EN OBSERVATION

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Une zone d’observation de ½ mille marin est créée autour de tout bateau en observation

Dans cette zone, la vitesse maximale est de 10 nœuds afin de protéger les baleines

Temps d’observation permis : 60 minutes (attendre ensuite 60 min. avant d’y revenir)

Maintenir une distance de 200m (400 m des bélugas et rorquals bleus)

Vitesse d’approche (entre 400 et 200m) : vitesse minimale de manœuvrabilité

Interdiction de faire des arrêts, des départs ou des changements de direction à répétition

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Vitesse maximale dans les limites du parc (46km/h)
*15 nœuds dans l’embouchure

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Distance minimale des espèces menacées ou en voie de disparition

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Cédez le passage : les cétacés ont priorité, ne pas leur couper la route. Ne pas se placer de façon à ce qu’ils passent en deçà de la distance permise

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Il est interdit d’utiliser une motomarine, un aéroglisseur et de pratiquer des sports nautiques de traction dans les limites du parc

Pour des conseils et informations spécifiques à votre activité, consultez les sections suivantes :

AVIS AUX PILOTES D’AÉRONEF (AVIONS, HÉLICOPTÈRES ET DRONES)

Les vols effectués en deçà de 2000 pieds du dessus de l’eau sont interdits dans les limites du parc. L’utilisation de drones à des fins récréatives est interdite au-dessus des limites du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, comme dans tous les parcs nationaux. L’utilisation d’un aéronef à des fins de recherche scientifique, d’éducation ou de promotion est encadrée par des permis. Veuillez vous référer au permis pour activité spéciale dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent pour faire votre demande.

 

UTILISATION DE MOTOMARINES ET SPORTS NAUTIQUES DE TRACTION

Plus que d’autres moyens de transport maritime, les changements soudains et fréquents de vitesse des motomarines génèrent des fluctuations de sons qui sont particulièrement problématiques pour les baleines, surtout les bélugas et leurs petits qui ont besoin de tranquillité.

L’utilisation de ces engins est généralement axée sur les performances sportives. Leurs déplacements sont rapides et irréguliers, ce qui est dangereux pour les baleines, en particulier les bélugas et leurs veaux. Ce type d’embarcation est donc jugé incompatible avec l’expérience de visite d’une aire marine protégée.

UN MILIEU UNIQUE

Le parc marin abrite une diversité incroyable d’êtres vivants, dont plusieurs espèces en péril pour qui cet habitat est essentiel à leur survie.

QUE L’ON DOIT CONNAÎTRE

La recherche scientifique permet de découvrir les secrets de la vie sous-marine, les dynamiques propres aux écosystèmes du parc et de leurs habitants.

POUR MIEUX LE PROTÉGER

La connaissance sert de base pour mettre sur pied des programmes de protection et de rétablissement des espèces et des écosystèmes. Elle pousse vers la recherche de solutions novatrices pour l’établissement de règlements et de mesures volontaires.