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Baleines et phoques

Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent est probablement le seul endroit au monde où béluga et rorqual bleu se rencontrent.

L’estuaire du Saint-Laurent est une destination de choix pour observer les baleines et les phoques. En plus des espèces résidentes, plusieurs mammifères marins migrateurs vont parcourir des milliers de kilomètres chaque année pour s’y rendre.

Pourquoi ? Parce que l’estuaire est un garde-manger bien garni !  Il fait partie du quart de la superficie des océans où les proies sont abondantes et accessibles. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : les courants et les remontées d’eaux profondes, les marées, le relief du fond marin, la rencontre des eaux douces des rivières et des Grands Lacs et des eaux salées de l’Atlantique.

Le béluga du Saint-Laurent : vedette du parc marin

Le béluga est la vedette au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. La nécessité de le protéger ainsi que son habitat estival a d’ailleurs été un argument convaincant pour la création de l’aire marine protégée en 1998.

Autrefois, les bélugas étaient abondants dans les eaux du Saint-Laurent. On en comptait entre 7 800 et 10 000 à la fin du 19e siècle. Malheureusement, la chasse commerciale intensive au début du 20e siècle a bien failli les faire disparaître. Malgré l’interdiction de la chasse commerciale vers 1950, la population est en déclin. Elle est aujourd’hui estimée à environ 900 individus, ce qui en fait une espèce en voie de disparition.

Le béluga a un régime alimentaire varié, se nourrissant de poissons et d’invertébrés. Les femelles gestantes et celles qui allaitent leurs petits doivent combler d’importants besoins énergétiques. Elles donnent naissance et élèvent leurs petits dans ces eaux. La protection de leurs habitats favoris et de leur nourriture est essentielle pour le rétablissement de cette population.

Bélugas du Saint-Laurent vus à la surface.

Les espèces fréquentes

Des algues microscopiques à la gigantesque baleine bleue, plus de 2 200 espèces ont été observées dans le parc marin. Découvrez les mammifères marins qu’on voit le plus souvent.

beluga

Béluga

Il réside à l’année dans le Saint-Laurent. Le parc marin comprend plusieurs endroits où les femelles donnent naissance à leurs petits et en prennent soin. Le béluga est gris lorsqu’il est jeune et blanc à l’âge adulte. Il est reconnu pour ses aptitudes sociales et ses vocalises ; on le surnomme le « canari des mers ».

Longueur : 3 à 5 mètres

Poids : 0,7 à 2 tonnes

petit

Petit rorqual

Présent dans l’ensemble du parc marin, il est souvent observé seul et près de la terre. Chasseur expérimenté, il réalise plusieurs manœuvres pour attraper ses proies et s’élance parfois vigoureusement hors de l’eau.

Longueur : 6 à 10 mètres

Poids : 6 à 10 tonnes

commun

Rorqual commun

C’est la deuxième plus grosse baleine au monde. Son souffle s’élève de plusieurs mètres au-dessus de l’eau lorsqu’il fait surface. Rapide, il est nommé le « lévrier des mers ». En été, on observe entre 20 et 50 individus dans le parc marin, dont certains connus de longue date par les chercheurs. La population de l’Atlantique Nord-Ouest a un statut préoccupant.

Longueur : 18 à 21 mètres

Poids : 40 à 50 tonnes

bosse

Rorqual à bosse

Célèbre pour ses sauts hors de l’eau, il est agile grâce à ses longues nageoires pectorales. La coloration du dessous de sa queue, visible lorsqu’il plonge, permet aux chercheurs de le distinguer des autres. Désignée menacée dans les années 1980, la population de l’Altantique-Nord s’est rétablie grâce aux vastes efforts de conservation entrepris.

Longueur : 11 à 16 mètres

Poids : 25 à 35 tonnes

bleu

Rorqual bleu

C’est le plus gros animal ayant vécu sur la planète. C’est un géant en voie de disparition. Une dizaine d’individus fréquente occasionnellement le parc marin è la recherche de leur proie de prédilection : le krill, un petit crustacé de quelques centimètres. Il mange environ quatre tonnes de nourriture par jour.

Longueur : 21 à 30 mètres

Poids : 80 à 135 tonnes

marsouin

Marsouin commun

La plus petite baleine du Saint-Laurent se déplace en petits groupes. Sa nage, rapide et sans éclaboussure, donne l’impression qu’il roule à la surface de l’eau. Son souffle est perceptible par temps calme.

Longueur : 1,5 à 2 mètres

Poids : 45 à 65 kilos

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Phoque gris

Le plus gros phoque du Saint-Laurent possède un long museau arqué. On le voit surtout en été dans l’estuaire maritime. Ils sont abondants dans le golfe et l’estuaire.

Longueur : 2 à 2,4 mètres

Poids : 225 à 400 kilos

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Phoque commun

Seule espèce de phoque résidant à l’année dans le parc marin, il peut être aperçu autant dans le fjord du Saguenay que dans le Saint-Laurent. Sa tête, avec son museau délicat, ressemble à celle d’un chien.

Longueur : 1,5 à 1,9 mètre

Poids : 100 kilos

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Phoque du Groenland

Ce mammifère est présent surtout en hiver et au printemps alors qu’on peut souvent l’apercevoir en grand groupe. Sa tête est noire et son pelage gris avec une large bande noire. Le nouveau-né est blanc, d’où son surnom : le blanchon.

Longueur : 1,6 à 1,9 mètre

Poids : 85 à 180 kilos

Visiteurs rares

Les recherches et les nombreuses heures d’observation ont permis de constater que certaines espèces viennent visiter le parc marin à l’occasion.

Si vous voyez l’une d’elles, savourez bien le moment, vous vivez un moment exceptionnel !

cachalot

Cachalot macrocéphale

En surface, on découvre une baleine massive, grise foncée, au souffle dirigé vers la gauche. Lorsqu’elle part en plongée, de longues minutes s’écoulent. Elle chasse poissons et calmars dans les profondeurs.

Longueur : 11 à 15 mètres

Poids : 15 à 40 tonnes

noire

Baleine noire

Elle est généralement noire, parfois avec des taches blanches sur le ventre. Les callosités sur sa tête et sa gueule sont uniques à chaque individu et permettent de les identifier. Il reste moins de 400 baleines noires dans le monde, ce qui en fait une espèce en voie de disparition.

Longueur : 10 à 15 mètres

Poids : 30 à 60 tonnes

bec

Baleine à bec commune

Elle est brune foncée et plus pâle sur le ventre. Son melon, sur le devant de sa tête, est proéminent et sa nageoire dorsale est pointue et arquée vers l’arrière. Cette espèce de baleine est en voie de disparition, il reste moins de 200 individus.

Longueur : 6 à 10 mètres

Poids : 3 à 7 tonnes

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Phoque à capuchon

Le capuchon fait référence à la grande membrane nasale flexible qui peut atteindre la taille d’un ballon de football.

Longueur : environ 2,6 mètres

Poids : 300 à 460 kilos

Globicéphale noir

Globicéphale noir

On le reconnait grâce à ses nageoires pectorales longues et pointues ainsi qu’à son melon proéminent.

Longueur : 4 à 5 mètres

Poids : 2 à 3,5 tonnes

epaulard

Épaulard

Les taches blanches derrière ses yeux et sur son ventre sont nettement délimitées. Elle a une très grande nageoire dorsale triangulaire au milieu du dos.

Longueur : 6 à 7 mètres

Poids : 3 à 7 tonnes

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Dauphin à nez blanc

Son museau est blanc, tout comme son ventre. Sa grande nageoire dorsale est en forme de croissant.

Longueur : 2,5 à 3 mètres

Poids : 135 à 275 kilos

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Dauphin à flancs blancs

Ce mammifère marin saute régulièrement hors de l’eau. Son museau est noir sur le dessus et blanc au-dessous. On remarque aussi une tache jaunâtre sur sa queue.

Longueur : 2 à 2,7 mètres

Poids : 180 à 230 kilos

Narval

Narval

Les narvals vivent dans l’océan Arctique. Toutefois, si vous voyez un dos moucheté et une grande défense au milieu d’un troupeau de bélugas, vous n’avez pas la berlue ! Depuis 2016, un narval a élu domicile dans l’habitat du béluga et s’est intégré à leur communauté.

Longueur : 4 à 5 mètres

Poids : 1 à 2 tonnes

Observer les baleines

En balade sur les rives du parc marin, gardez toujours vos sens éveillés ! Vous pourriez apercevoir ou entendre bélugas, rorquals et marsouins tout près de la côte. De Baie-Sainte-Catherine aux Escoumins, en passant par Sacré-Coeur, plusieurs endroits vous réservent de belles surprises. 

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