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PROTÉGER

Le parc marin protège des écosystèmes exceptionnels où plus de 1800 espèces animales et végétales ont été observées. On y retrouve des espèces en péril telles que le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu. Découvrez comment le parc protège la biodiversité.

ESPÈCES EN PÉRIL

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Rorqual bleu

Le rorqual bleu fréquente tous les océans du monde. La chasse, la pollution, les collisions avec des navires et la prise accidentelle dans des engins de pêche ont fait du plus grand animal de tous les temps, une espèce en péril. La population de l’Atlantique Nord qui fréquente le Saint-Laurent ne compte que 250 à 300 baleines. Malgré l’interdiction de la chasse depuis 1955, la population ne semble pas se rétablir.

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Béluga du Saint-Laurent

Blanc comme neige, le béluga est la baleine la plus facile à reconnaître! Même s’il est interdit de le chasser depuis 1979, la population ne semble pas se rétablir; on l’estime aujourd’hui à 889 individus. Vivant à l’année dans le fleuve, les bélugas sont exposés aux polluants et au dérangement par les embarcations de plaisance et le trafic maritime. Afin de minimiser le dérangement, il est obligatoire de garder une distance minimale de 400 mètres de tout béluga et il est interdit de s’arrêter dans un rayon d’environ 1km d’un béluga.

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Rorqual commun

Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine, après le rorqual bleu. Il a vu sa population s’effondrer de façon dramatique jusqu’à ce que la chasse en soit interdite en 1972. Le rorqual commun est exposé aux mêmes menaces que les autres baleines, comme le dérangement, les collisions et la pollution.

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Garrot d’Islande

Pendant l’automne et l’hiver, près du tiers de la population de l’est de l’Amérique du Nord fréquente les baies rocheuses et peu profondes de l’estuaire du Saint-Laurent.

Leur comportement grégaire pourrait leur nuire en cas de catastrophe tel un déversement pétrolier. L’exploitation forestière met également en péril leur aire de reproduction car ces canards nichent dans les arbres.

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Morue franche (population sud-laurentienne)

Au cours des 30 dernières années, la population de morues franches a connu un déclin de 90 %. La pêche, même hautement contrôlée, les changements dans l’habitat et le cycle vital des poissons de même que la prédation exercent de la pression sur les stocks de morue. Les taux élevés de mortalité naturelle prématurée semblent toutefois être la pression principale. Les données récoltées par Pêches et Océans Canada suggèrent la présence de plusieurs cohortes dans le Saguenay, d’où l’ouverture de la pêche récréative limitée à cet endroit du parc.

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Loup atlantique

Ce poisson est un prédateur des fonds marins. Même s’il n’est pas pêché de façon commerciale, on remarque un déclin dans la population. On soupçonne que les prises accidentelles dans les filets et la pêche de fond freinent le rétablissement du loup atlantique.

LE BÉLUGA DU ST-LAURENT

Le béluga est grisâtre au stade juvénile et blanc à l’âge adulte. Adulte, il mesure entre 3 et 5 mètres. Il réside à l’année dans le Saint-Laurent et le parc marin comprend plusieurs endroits où les femelles donnent naissance à leurs petits et en prennent soin.

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Le béluga a un régime alimentaire varié, se nourrissant de poissons et d’invertébrés. Les femelles gestantes et celles qui allaitent leurs petits doivent combler d’importants besoins énergétiques. La protection de leurs habitats favoris et de leur nourriture est essentielle pour le rétablissement de cette population.

Autrefois, les bélugas étaient abondants dans les eaux du Saint-Laurent. On en comptait entre 7 800 et 10 000 à la fin du 19e siècle. Malheureusement, la chasse commerciale intensive au début du 20e siècle a bien failli les faire disparaître. Malgré l’interdiction de la chasse, on estime qu’ils sont en déclin. La population est estimée à 889 individus.

« La région du parc marin est probablement le seul endroit au monde où béluga et rorqual bleu se rencontrent »

La nécessité de protéger le béluga et une grande partie de son habitat estival a favorisé la création du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent en 1998. Elle a aussi mené à la réalisation de plusieurs actions de protection, de recherche et de sensibilisation. De nombreux gouvernements, institutions et organismes contribuent aux efforts de protection.

LA RECHERCHE

Pour bien protéger, il faut bien connaître. C’est pourquoi la recherche scientifique est un outil indispensable à la protection de la biodiversité. Elle nous permet de mesurer l’efficacité de la protection et nous aide à atténuer les impacts de nos activités sur le milieu marin.

« Ils sont sortis de la baie; tournent, « splashent », crachent de l’eau; ils sont serrés, on dirait qu’ils chassent. »

Extraits des carnets de terrain d’une
observatrice des bélugas du parc marin – été 2015.

LES BÉLUGAS SOUS OBSERVATION

En collaboration avec Parcs Québec, l’équipe de Parcs Canada étudie les bélugas dans 2 secteurs précis du parc marin : l’embouchure du Saguenay et la baie Sainte-Marguerite. Ils sont fréquentés chaque été par des troupeaux d’adultes et de baleineaux. Les connaissances acquises et le précieux appui de la population locale nous aideront à mieux protéger ces magnifiques mammifères marins.

ÉTUDIER LES PLUS PETITS POUR COMPRENDRE LES GÉANTS

À bord du bateau L’Alliance, les scientifiques de l’équipe de Parcs Canada sillonnent le parc marin pour étudier ce qui est au menu des baleines, des phoques et des oiseaux. Avec un équipement spécialisé, ils détectent le krill et les poissons sous la surface de l’eau. La protection du milieu de vie des baleines en péril comme le béluga et le rorqual bleu nécessite une bonne compréhension de la nourriture disponible pour ces géants fragiles. Les premiers résultats de cette étude ont contribué à identifier les aires d’alimentation les plus utilisées par les rorquals.

SCIENCE ET INDUSTRIE:
COLLABORER POUR ÉTABLIR DES PRATIQUES EXEMPLAIRES

Grâce aux informations recueillies par les équipes de recherche, l’industrie du transport maritime a accepté de collaborer en réduisant la vitesse des navires dans les principales aires d’alimentation afin de réduire les risques de collisions avec les baleines.

À l’initiative de Parcs Canada et de Pêches et Océans Canada, un groupe de travail a conçu des mesures concrètes de protection pour les baleines. Les pilotes des navires marchands et des paquebots sont invités à adapter leur navigation dans les secteurs fréquentés par les baleines. Ils accordent une attention particulière à la présence des animaux, ralentissent dans les aires d’alimentation et évitent de naviguer dans le secteur le plus fréquenté par les rorquals bleus.

Pour plus d’information sur les projets de recherche sur les mammifères marins du Saint-Laurent : https://baleinesendirect.org/decouvrir/lavenir-des-baleines/conservation/#concertation

UN MILIEU UNIQUE

Le parc marin abrite une diversité incroyable d’êtres vivants, dont plusieurs espèces en péril pour qui cet habitat est essentiel à leur survie.

QUE L’ON DOIT CONNAÎTRE

La recherche scientifique permet de découvrir les secrets de la vie sous-marine, les dynamiques propres aux écosystèmes du parc et de leurs habitants.

POUR MIEUX LE PROTÉGER

La connaissance sert de base pour mettre sur pied des programmes de protection et de rétablissement des espèces et des écosystèmes. Elle pousse vers la recherche de solutions novatrices pour l’établissement de règlements et de mesures volontaires.

Il y a une baleine bleue dans la direction où je vais. Que dois-je faire?

En naviguant sur le Saint-Laurent, il est possible que vous rencontriez des baleines bleues. Pour s’alimenter, elles doivent effectuer de longues plongées et chasser jour et nuit pendant plusieurs semaines. Votre présence dans leur habitat peut perturber leur rythme de plongée et réduire la période d’alimentation et de repos.

En présence d’une baleine bleue, changez de cap pour la contourner en maintenant une distance de plus de 400 m. Soyez aux aguets car d’autres baleines pourraient faire surface.